Économie et Marchés financiers
La conjoncture économique et ses conséquences financières pour les établissements
Dans le n° 53 - Décembre 2011
Zone euro : croissance modeste du PIB au T3, recul attendu au T4
En progression stable comparativement à celle enregistrée au printemps (+0,2% T/T), la croissance du T3 en zone euro demeure à la fois fragile et très hétérogène (+0,5% en Allemagne, +0,4% en France, 0% en Espagne et en Belgique, recul au Portugal, aux Pays-Bas et très vraisemblablement en Italie). Le durcissement de la crise souveraine et bancaire fait peser d'importants risques baissiers et conduira à une contraction de l'activité au dernier trimestre (nous attendons -0,2% T/T) et un acquis de croissance nul pour 2012.
Dans le n° 48 - Juin 2011
Zone euro : dernière bonne surprise sur la croissance
Le rebond de l'activité au premier trimestre en zone euro a été supérieur aux attentes (+0,8% T/T), conduisant le chiffre en glissement annuel à un plus haut de trois ans et demi (+2,5%). Cependant, les écarts de performance entre les principaux pays sont très importants et illustrent la fragilité de la zone dans son ensemble. Ainsi, tandis que l'Allemagne (+1,5%), la France, la Belgique, l'Autriche (+1,0% chacune) ou encore les Pays-Bas (+0,9%) affichent des rythmes trimestriels encourageants, les performances de l'Italie (+0,1%), de l'Espagne (+0,3%) ou du Portugal (-0,7%) appellent à davantage de prudence. En effet, un certain nombre de facteurs vont continuer de peser sur l'activité européenne : un marché du travail (hors Allemagne) qui restera durablement dégradé, une faible progression des salaires nominaux, une inflation élevée qui pèse sur le pouvoir d'achat, des capacités de production encore sous-employées, un policy-mix globalement restrictif... Au total, la révision de notre prévision de croissance à la hausse pour 2011, de 1,5% à 1,8% pour la zone euro, est due aux bonnes surprises publiées par Eurostat, non à un regain d'optimisme de notre part.
Mots clés : Conjoncture économique
Dans le n° 46 - Avril 2011
Prudence est mère de sûreté, patience de vertu
Après avoir alternativement soufflé le chaud et le froid depuis le début de l'année, la BCE a finalement pris de court les marchés et les économistes en annonçant de manière quasi-explicite une hausse de taux pour le mois prochain afin, semble-t-il, de contrer les (très hypothétiques) risques d'effets de second tour consécutifs à l'envolée des prix des matières premières. Cette annonce n'est pas sans rappeler l'épisode de juillet 2008, à la différence notable que celle-ci faisait suite à un décrochage des anticipations d'inflation à long terme, ce que l'on n'observe pas aujourd'hui, que la position de l'économie européenne dans le cycle est bien plus précoce et la situation des banques bien plus précaire.
La principale explication de ce futur geste, hâtif, nous semble être la volonté des banquiers centraux européens de profiter de la fenêtre actuelle pour " normaliser " quelque peu une politique monétaire jugée très (trop) accommodante, l'opportunité d'initier un véritable cycle de resserrement monétaire n'apparaissant pas avant le second semestre 2012. Dans ce contexte, le statu quo sur les modalités des opérations de refinancement sera d'un bien maigre secours pour les établissements déjà en difficulté.
Mots clés : Economie
Dans le n° 44 - Février 2011
Les points clefs de la conjoncture zone euro en 2011
Les dix-sept Etats-membres de l'Union abordent l'exercice 2011 en ordre dispersé. Alors que certains d'entre eux ont traversé la crise sans (trop) souffrir et profitent à plein de la reprise actuelle et du dynamisme émergent, d'autres semblent résolument englués dans la récession tandis qu'ils doivent mettre en oeuvre des plans de consolidation budgétaire sans précédent. L'année qui vient de s'achever a mis fin au mythe de la convergence, consacrant le retour d'une hétérogénéité intra-zone que le recours massif au crédit, dans certains pays, et aujourd'hui épuisé, avait permis de masquer. Entre les pays du Nord et du Sud, la dispersion actuelle des taux de croissance (graphique 1) et des taux de chômage (graphique 2) atteint ainsi des niveaux inégalés, supérieurs à ceux observés lors de la création de l'Union.

Alors que la plupart des indicateurs avancés suggère que cette hétérogénéité est appelée à s'intensifier (graphique 3), nous pensons que l'année qui vient de commencer verra au contraire une stabilisation, voire un léger recul (en trompe l'oeil), de cette dispersion : un jeu d'effets de base - favorables pour les pays du Sud, défavorables pour les pays du Nord - devrait en effet permettre une forme de (re)convergence des rythmes d'activité.
Mots clés : Conjoncture économique
Dans le n° 42 - Décembre 2010
La croissance en zone euro
La publication des comptes nationaux du troisième trimestre 2010 n'a pas réservé de surprise particulière. Conformément à nos prévisions, la croissance pour l'ensemble de l'Union s'affiche à +0,4% T/T (+1,9% en GA) tandis que la forte hétérogénéité intra-zone observée au T2 a sensiblement diminué - l'amplitude maximale étant de 2,4 points de pourcentage (-1,1% en Grèce, +1,3% en Finlande) contre 4 points au T2 (-1,7% en Grèce, +2,3% en Allemagne). L'activité devrait désormais nettement fléchir et la croissance rester sous le potentiel à l'horizon fin 2011.
Mots clés : Conjoncture économique
Dans le n° 40 - Octobre 2010
2010-11 : UN MONDE À DEUX VITESSES
Le découplage entre les pays émergents et les pays développés, caractérisant la phase de reprise actuelle, risque fort de continuer en fin d'année 2010 et en 2011. Les pays émergents bénéficient d'une reprise de leurs demandes intérieures alors que l'ajustement des bilans des agents dans les grands pays développés (avec quelques exceptions) est loin d'être terminé. Si la croissance de l'économie mondiale atteindra respectivement 3,9% en 2010 et 3,4% en 2011 après la chute de 1,1% en 2009, elle masquera cependant d'importantes disparités en fonction des pays.
Mots clés : Conjoncture économique
Dans le n° 38 - Juillet 2010
la crise de la dette souveraine se poursuit sur les marchés
Face à la défiance des investisseurs vis-à-vis des finances publiques européennes, les dirigeants ont annoncé le 10 mai dernier un plan d'urgence de 750 mds EUR, élaboré conjointement par l'UE, le FMI, l'Eurogroupe et la BCE. L'effet a été immédiat sur les marchés, avec une forte détente des CDS souverains et un resserrement des spreads contre Bund (graphique 1).

Depuis, malgré les rachats de dette publique par la BCE, pour 47 mds EUR vraisemblablement concentrés sur les titres grecs, portugais et irlandais, les tensions ont repris. La réouverture des spreads souverains résulte à la fois de l'augmentation des taux longs des pays stigmatisés, mais surtout de la poursuite de la baisse du Bund. Les titres de dette allemands semblent être désormais les seuls, y compris au sein des pays notés AAA (graphique 2), à bénéficier des arbitrages intra-UEM, dans un contexte d'aversion au risque souverain européen(1).
Mots clés : achat




